Top 10 des circuits de sport automobile au Japon
Le Japon est une puissance de sport automobile sans Grand Prix domestique d'exception — la culture automobile japonaise est profonde, diversifiée et souvent incomprise depuis l'extérieur. Les circuits japonais ont produit certaines des courses les plus dramatiques de l'histoire de la F1 et du MotoGP, et le pays entretient une scène locale de GT, de Super Formula et de drift sans équivalent en Asie.
1. Suzuka International Racing Course, Mie
Suzuka est le seul circuit en forme de figure de huit du calendrier mondial de F1. Ses 5,807 km (grade FIA 1) ont accueilli le Grand Prix du Japon de 1987 à 2009 et depuis 2011. La 130R est une courbe rapide à gauche à plus de 280 km/h — redressée en partie après l'accident de Jacques Villeneuve en 1987, mais encore rapide. La Spoon Curve est une longue gauche lente qui exige une précision extrême pour la traction en sortie. Les virages de Degner 1 et Degner 2 — un double droite-gauche rapide en sortie de la section haute — sont les deux virages les plus techniques. Le Grand Prix du Japon est souvent la course qui décide des championnats du monde. L'ambiance spectateur est incomparable : des dizaines de milliers de fans japonais en tenues cosplay et drapeaux d'équipes créent un spectacle dans les tribunes autant que sur la piste.
2. Fuji Speedway, Shizuoka
Le Fuji Speedway à Oyama, au pied du Mont Fuji, a une histoire accidentée avec la F1 — il a accueilli deux Grands Prix du Japon en 1976 et 1977, puis a été abandonné et rénové avant son retour en 2007 et 2008. Ses 4,563 km comportent la plus longue ligne droite du calendrier F1 de l'époque à 1,5 km. La vue sur le Mont Fuji depuis les tribunes — quand les nuages le dégagent — est l'une des images les plus connues de la F1 contemporaine. Le Fuji Speedway accueille le WEC (6 Heures de Fuji) et le Super GT chaque année.
3. Mobility Resort Motegi, Tochigi
Le Twin Ring Motegi, devenu Mobility Resort Motegi, est la propriété de Honda depuis son ouverture en 1997. Le complexe comprend un oval de 2,408 km — le seul oval professionnel du Japon — et un circuit routier de 4,8 km. Le Honda Collection Hall se trouve dans l'enceinte du circuit. Le Grand Prix du Japon MotoGP s'y tient chaque octobre alternant avec Suzuka. La finale de Rossi au japonais Motegi — victoire ou défaite pour le titre en 2008 — reste dans les mémoires du MotoGP.
4. Sportsland SUGO, Miyagi
Sportsland SUGO, à Murata dans le Miyagi, est le circuit de course le plus important du nord du Japon (Tohoku). Ses 3,704 km de tracé montagneux accueillent le Super GT, le Super Formula et le MotoGP (périodiquement). La configuration sinueuse du circuit — avec peu de zones de dégagement et des barrières proches — produit des courses intenses dans les catégories GT. Le dénivelé de SUGO crée des sections aveugles et des montées-descentes caractéristiques des circuits de montagne japonais.
5. Autopolis, Oita, Kyushu
Autopolis à Kamitsue dans le Oita est le circuit le plus éloigné de la mégalopole japonaise, situé dans les montagnes de Kyushu à 1 000 mètres d'altitude. Ses 4,674 km avec une vue panoramique sur les monts Kujū accueillent le Super GT et diverses séries nationales. L'altitude et le cadre montagneux donnent aux courses d'Autopolis un caractère particulier — températures plus fraîches et air moins dense qu'en plaine.
6. Okayama International Circuit, Okayama
Okayama International Circuit, anciennement TI Circuit Aida, a accueilli le Grand Prix du Pacifique de F1 en 1994 et 1995 — dont le premier affrontement Schumacher-Hill pour le titre 1994. Ses 3,703 km dans les collines de la préfecture d'Okayama accueillent le Super GT et les 300 km d'Okayama internationaux.
7. Tsukuba Circuit, Ibaraki
Tsukuba est le circuit le plus important de l'Est du Japon pour les préparateurs et les pilotes privés. Le circuit de 2,045 km à Shimotsuma est le terrain de références Time Attack par excellence. Les records Tsukuba — par classe de voiture, par saison, par préparateur — sont suivis avec une attention comparable aux records de la Nordschleife en Europe.
8. Ebisu Circuit, Fukushima
Ebisu, dans les montagnes de Fukushima, est le berceau du drift en tant que discipline organisée. Le circuit comprend plusieurs pistes de configurations différentes spécialisées pour le drift. La D1 Grand Prix — le championnat de drift le plus important du Japon — a commencé son histoire à Ebisu. Ken Block, Keiichi Tsuchiya et des générations de pilotes ont contribué à faire d'Ebisu une référence mondiale pour les amateurs de drift.
9. Sendai Hi-Land Raceway, Miyagi
Sendai Hi-Land était l'un des circuits de montagne les plus spectaculaires du nord du Japon avant sa fermeture partielle. Ses virages en dévers et ses lignes droites en montée étaient caractéristiques des circuits japonais construits sur des terrains accidentés. La culture de la course dans la région de Tohoku reste forte à travers SUGO et les événements régionaux.
10. Tokachi International Speedway, Hokkaido
Le Tokachi International Speedway, dans les plaines agricoles de Hokkaido, est le principal circuit de la grande île du nord. Son oval-hybrid de 2,0 km et le circuit routier associé accueillent les championnats hokkaïdois et les événements de timing. Le cadre agricole de Hokkaido — très différent du Japon densément urbanisé — produit une atmosphère particulière pour les courses estivales.
La culture japonaise des circuits
Le public japonais est le plus respectueux et le plus organisé du calendrier mondial. Les tribunes sont propres, les files d'attente disciplinées, et les spectateurs arrivent en tenues et drapeaux de haute qualité. Les événements japonais finissent toujours en respectant l'horaire. Pour un visiteur étranger, le Grand Prix du Japon à Suzuka est l'une des expériences spectateur les plus gratifiantes du calendrier F1. Consultez la carte pour planifier votre itinéraire entre les circuits japonais.